Formation des formateurs: Rendre les TIC sans Danger pour les Enfants et les Jeunes PDF Imprimer

Il s’est tenu à Ouagadougou dans la capitale burkinabé, un atelier de formation des formateurs sur le « Make-IT-Safe ». Il a eu lieu à la RAN Hôtel du 21 au 23 février 2011 sous la houlette de ECPAT International et l’Association Burkinabé pour la Survie de l’Enfance (ABSE).

Le premier jour, la cérémonie d’ouverture a été prononcée aux environs de huit heures quarante par Mr François ZONGO (ABSE). Il a souhaité la bienvenue à tous les participants et leurs remercier pour leur acceptation à cet important atelier. Mr ZONGO a également fait une brève présentation de l’ABSE  avant de donner la parole à l’invité du jour : Mr HIEN Jonas Président du Conseil Burkinabé de la Société Civile. Ce dernier a fait l’historique de la formation de la société civile qu’il dirige avec beaucoup d’expérience (20 ans) menant les différentes luttes dans le sens d’une meilleure vie des OSC auprès des autorités du pays. Il s’est félicité par ailleurs de sa désignation en qualité de premier président de ce Conseil Burkinabé… Le dernier mot est revenu à GNANDI Mélanie (Associée régionale de ECPAT International pour l’Afrique). Elle a pour sa part présenté ECPAT International dont les objectifs majeurs sont de lutter contre l’Exploitation Sexuelle des Enfant à des fins Commerciales (ESEC) et l’usage des Technologies de l’Information et de la Communication « TIC » sans danger pour les enfants et les jeunes partout dans le monde à travers « MAKE IT SAFE ».

 

Photo du groupe:1er de droite vers gauche S. Malick (RECYCOM) 3è Mélanie GNANDI (ECPAT International)

Prennent part à cette rencontre au moins une vingtaine de personnes constituées : des responsables d’association, des responsables de la société civile, des gérants de cybercentre, des étudiants.

Pour mieux parvenir au bon déroulement de la rencontre et à l’atteinte des objectifs escomptés, des règles de conduite ont été élaborées, ce sont en autre : Eviter les retards, Eviter les absences, Accepter les excuses, Eviter les messes-basses, Participation active, Respect des règles etc.

Les participants ont été répartis par la suite en deux(2) groupes de travail afin de réfléchir sur :

-          La découverte et la compréhension des enfants et des jeunes de leurs activités en ligne.

Cet exercice à permis de savoir comment les jeunes interagissent avec l’application des TIC dans le contexte ouest-africain particulièrement au Burkina Faso.  On constate à cet effet que nombreux utilisent  l’Internet pour : les messageries (l’envoie des mail), le chat, les recherches de cours, les recherches de correspondances, et malheureusement pour voir des vidéos pornographiques... Mais la majorité des jeunes (-17ans) utilisent les cellulaires portables pour communiquer et se faire des SMS.

-          Comprendre le problème de l’exploitation sexuel des enfants dans l’environnement en ligne.

Il en ressort que l’ESEC à cinq (5) formes que sont :

1-       La prostitution des enfants

2-       La pornographie

3-       Le tourisme sexuel

4-       L’intermédiaire (entre-aide) exploitation sexuel

5-       Le mariage forcé précoce.

Tous ces phénomènes peuvent se faire à travers les TIC (web cam, jeu en ligne, vidéo etc). Il a été conseillé de ne  pas divulguer son profil aux personnes que vous ignorer et d’être vigilant dans les échanges. Dans les réseaux sociaux, de savoir faire le choix des options caractéristiques qui vous plaisent.  Savoir comment garder son profil secret à ses proches amis…

Après donc l’exposition de ces deux (2) groupes et les apports des uns et des autres, les travaux de la première journée à pris fin dans l’après midi vers seize heures.

La deuxième journée de l’atelier a débuté avec le rapport du jour 1 présenté par Charlotte  TIENIN  et OUOBA Boukari. Ensuite un tour de table a été passé pour rafraîchir les mémoires sur ce qu’on a appris de la première journée.

Relative aux sujets émergents et nouvelles tendances sur l’exploitation sexuelle des enfants dans l’environnement en ligne, les participants ont soulevé des conséquences pertinentes parmi lesquelles :

-          Corruption morale des enfants

-          Troubles de comportements

-          Déficiences scolaire

-          Abandon des cours

-          Infections sexuellement transmissible

-          Amplification du phénomène

-          Destruction de la personnalité

-           Etc

Les débats ont été enrichissants. L’associée régionale d’ECPAT Internationale en occurrence GNANDI Mélanie a fait alors l’introduction à la campagne Make-It-Safe pour les cybercentres. Elle a définie la notion de Make-It-Safe qui est un terme anglais et en français courant signifiant : Make= prendre ; IT= Technologie de l’Information ; Safe= sans danger.  Pour l’historique Le Make-It-Safe a débuté en 2004 au Tchad avec les vendeurs de téléphones  portables, les vendeurs d’ordinateurs, de radios … Ce n’est qu’en 2005 qu’elle a connu son lancement avec ECPAT par la mise en place de pétitions c’est-à-dire une feuille de route pour les travaux.  En effet Make-It-Safe poursuit :

-           un sens d’appropriation (campagne pour tous un peu partout dans le monde). Le code de conduite fut signé par six cent (600) propriétaires de cybercentres. En Afrique et précisément au Togo, le groupe a réalisé des entretiens avec les gérants de cybers.

-          Il s’efforce à comprendre les problèmes relatifs à la protection des enfants. La nécessité de promouvoir la campagne en Afrique en général, au Burkina Faso pour notre cas.

Alors, Comment s’engager ? Comment la campagne fait-elle face aux problèmes locaux identifiés ? s’est interrogé ECPAT. En ajoutant qu’Il faut un soutien au niveau local. Montrer que vous êtes conscient du phénomène et expert pour parler ouvertement. En somme, innover les stratégies et procédures.  Quand aux méthodologies de la campagne, identifier les vrais sites (deux cadres identifier cybercentre / école) et identifier les activistes.

Mais Qu’est-ce qui est entendu des gérant/propriétaires des cybercafés ? Désormais ils s’engagent à protéger les enfants, affichent les supports et posters de la campagne dans leurs locaux, renforcent eux-mêmes leurs  capacités et leurs connaissances pour promouvoir et encourager les autres à se joindre à la campagne, promouvoir un usage sécuritaire…

Que gagnent les cybers participants à la campagne ? En guise de récompense  ECPAT  offre des attestations de reconnaissance en tant que promoteurs de cybers sans danger, faisant de bonnes affaires. Aussi gagnent-ils la confiance de la communauté locale.

Le matériel de la campagne était des dépliants, des posters, des t-shirts, des casquettes et même des autocollants.

Après l’intervention très détaillée de l’associée régionale des questions furent posées. C’est ainsi que Comment s’associer (s’inscrire) pour la campagne ? Y a-t-il une journée des TIC sans danger ? ont eu leurs éléments de réponses.  Pour la première question une inscription pour en faire partir s’est déjà passer et il faudra attendre les prochaines. Quant à la seconde, une affirmation pour des journées des TIC sans danger ont lieu tous les ans du 16-17 juillet.

Les participants ont ensuite eu droit à des séances de projection de films (sensibilisations).

A la connaissance de tous, la mise en œuvre de la campagne au niveau du Togo fut lancée en 2007. L’on procédera à des séances de formation et d’information : cybers, vidéos club, ONG. Le projet a été financé par le HCDH via PNUD à WAO-Afrique.

D’autres activités ont eu lieu au Kenya en 2009 et 2010  mais aussi au Bénin et en Gambie. Au cours de cette année 2011, retiendront les activités de renforcement de capacité sous régionales de ECPAT en Afrique de l’Ouest et de l’Est, en Afrique du sud notamment l’Ouganda

Comme résultat de la campagne en 2009: quatre vingt dix-sept (97) cybers touchés au Togo ; 52 en Gambie ; 13 au Bénin.  658 personnes ont été également touchées au Togo.

Après la pause les participants ce sont répartis en trois groupes pour partager leurs expériences  sur la façon dont ils travaillent avec le secteur privé.  Le premier groupe a exposé sur un exemple de partenariat réussi, tandis que le second à développer une approche sur des maisons closes (couramment appelées chambres de passe) et le dernier à  expérimenté sur la traite des enfants (collectivités locales, les organisations de la société civile et les médias). Ces séances ont mis aux travaux du jour 2.

Le troisième et dernier jour, la modératrice Mélanie a été encore une fois ouverte envers les participants pour recueillir les questions d’éclaircissement du jour précédent. L’on peut retenir de cela que MAKE-IT-SAFE contribue à sensibiliser les enfants sur l’usage des TIC dans le bon sens. Il permet également de dénoncer les cas d’ESEC. Un autre élément important est que MAKE-IT-SAFE assure à la fois la prévention et la protection des enfants des ESEC. Ensuite ce fut la lecture du rapport de la deuxième journée présenté par Dieudonné LANKOUANDE. Il faut dire que ce dernier jour a été fortement marqué par des groupes de travaux dont une session de renforcement des capacités : Introduction aux lignes vertes de dénonciation sur Internet et leurs fonctions (facilitée par ECPACT) avec le cas des cybercafés en Afrique, particulièrement au Burkina Faso. S’en est suivi de questions/Réponses. L’autre volet a consisté à se demander : Comment impliquer les jeunes avec le secteur privé ? Comment les réseaux mobiles peuvent être utilisés pour combattre l’ESEC ? Comment les fournisseurs d’accès Internet/GSM peuvent être impliqués dans le combat ESEC via les TICs. Le dernier volet s’est accentué sur le Travail avec les médias avant de clore par les inquiétudes des participants, leurs commentaires, apport et débats.

La rencontre à pris fin avec la lecture du rapport du jour par Rosalie vers seize heures. Quelques échanges dans les coulis, les participants se sont dit au revoir tout en espérant garder le contact sur http://fr.groups.yahoo.com/group/makeitsafefaso/.

Adama KABORE

 
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